dimanche 29 novembre 2009

Nouveau ou presque…

Chers lecteurs, enfin si j’en ai, j’abandonne pendant quelques billet le cinéma (de toute façon, en ce moment, vous l’aurez remarqué, je n’ai pas trop le temps de publier mais j’espère que cela reviendra) pour mettre sur mon blog des billets qui n’ont rien à voir avec des films mais traitent de différentes choses qui m’interpellent ou des simples voire banales réflexions…

Bref, comme promis à un ami, vous trouverez tout cela ci-dessous. Cela n’a peut-être pas un grand intérêt! A vous de juger mais j’avoue prendre parfois un certain plaisir à les écrire.

Bonne lecture.

A la recherche du temps manquant...

J'ouvre les yeux... et constate que je suis au fond de mon lit. Mon regard traverse ma chambre et se pose sur le radio-réveil placé sur mon bureau. Il est 06h08 et ma bouche est pâteuse. Je décide de me lever pour boire un verre d'eau et, bien que l'appartement paraisse encore endormi, prends le temps de me vêtir un minimum car il me semble avoir entendu la veille, tard dans la soirée, mon colocataire ramener une fille. Ma soif étanchée et n'ayant pas assez dormi, je retourne me coucher afin de glaner quelques heures de sommeil avant de devoir rejoindre mon travail à 13h00.
J'ouvre les yeux... et me souviens que je suis dans mon lit. Ma première sensation est une satisfaction, celle d'avoir réussi à me rendormir. Mon regard se porte sur des vêtements déposés négligemment sur un siège au fond de ma chambre, sur les livres et cours au sol et sur mon bureau ouverts aux pages où je les ai abandonnés la veille et, comme à son habitude, fini son vol en se posant sur l'écran de mon radio-réveil. Il est 02h52!
Mon esprit s'arrête brusquement. 02h52 ?comment est-ce possible? Je n'ai pas rêvais, je me suis bien levé vers 6h! Je regarde sur ma table de nuit, le verre d'eau que j'étais allé chercher est bien à sa place, à demi vide. Je me redresse et m'assieds sur mon lit. Il fait nuit et l'appartement, comme la rue, est silencieux. Mes yeux restent fixés sur l'écran de mon radio-réveil et constatent que l'inscription ne clignote pas, il n'y a donc pas eu de coupure de courant! Une sensation de vertige commence à m'envahir, je suis obligé de reconnaitre que j'ai dormi toute la journée et jusqu'au milieu de la nuit. Je comprends alors que je ne suis pas allé travailler, que je n'ai prévenu personne et que je vais probablement me faire virer pour ça. Je cherche alors dans une certaine panique mon téléphone avec peur et espoir. La peur de découvrir le nombre d'appel en absence de mon employeur que je n'aurais pas entendu pour avoir laissé mon téléphone en mode silencieux. Mais aussi le fol espoir que l'heure de mon réveil ne soit pas la bonne, que dans une hypothétique inattention de la veille au moment de régler mon alarme, j'ai déréglé l'heure. Ainsi, tout s'expliquerait, l'heure de mon premier réveil aurait déjà été fausse. Je trouve mon téléphone sur ma table de nuit, l'heure de celui-ci étant définie par satellite, elle ne peut être fausse. A mon téléphone, il est... 02H52!!!
Mais étrangement, il n'y a aucun appel en absence. Ce fait apaise immédiatement mon esprit car il est certain que si je n'étais pas allé travailler, on m'aurait appelé. Que se passe-t-il? comment ai-je pu dormir de 06h08 à 02h52? Cela ne me ressemble pas. Cependant je dois bien avoué que, pour diverses raisons, je ne dors pas très bien ces derniers temps et que je suis fatigué. Il n'est peut-être pas si improbable de me voir sombrer si profondément dans le sommeil.
Soudainement, j'en viens à me questionner sur la date car il m'arrive parfois, lorsque je redoute un jour ou au contraire l'attend avec impatience, de garder si vivement dans mon esprit ce futur évènement que, s'en m'en rendre compte, j'en avance dans le temps l'échéance. Je redoutais ce vendredi car je n'étais pas sensé y travailler mais face à la maladie d'un collègue, j'avais accepté d'effectuer un remplacement. Or j'ai crains souvent d'oublier de me rendre au travail dans ces situations non-prévues. Je repasse alors dans ma tête le déroulement de la semaine, mon esprit avance peut-être d'un jour. Non! Je suis capable de reconstituer toute la semaine. Ce matin, à 06H08, on était bien Vendredi. Pourtant, quelque chose ne tourne pas rond! Comment ai-je pu dormir autant? Ma tête tombe naturellement entres mes mains, et mon esprit se met dans état d'attention extrême. Je veux comprendre! Je passe en revue encore et encore tout les éléments à ma disposition: le décor de ma chambre, les évènements de la semaine, le verre d'eau de mon premier réveil, mes vêtements, le radio-réveil, mon téléphone, l'ambiance de l'instant... tout!
Brusquement, un détail vient m'intriguer. A mon radio-réveil, il est 02H52! Mais depuis combien de temps suis-je en train de réfléchir? Le temps ne passe-t-il pas ? De plus, mon téléphone et mon réveil indiquent tous deux exactement la même heure. Or ils n'ont jamais été à la même heure! A cause d'une de ses habitudes sans fondements logiques que je traine depuis l'adolescence, j'aime avancer de 5 minutes mon réveil pour pouvoir me dire durant les matins difficiles qu'il me reste 5 minutes de plus que ce qu'indique l'écran.
Alors que je découvre cette incohérence, une sensation d'apaisement vient dénouer ma poitrine et je sens un fugace sourire se dessiner sur mon visage. Eurêka! J'ai compris... Je rêve!!!
J'ouvre brusquement les yeux... mon pouls est rapide mais un incroyable soulagement s'empare de ma poitrine. Devant moi, la tapisserie du mur de ma chambre s'offre à mon regard. Je me retourne en direction de mon réveil, il est...09h03! Je suis enfin sorti de ce labyrinthe!
J'en ris et me lève.

Citations1

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis. »
— Thomas Jefferson, 1802

Remarques inutiles... 1

J'ai l'habitude, l'été en particulier, de marcher assez souvent pieds nus, tant et si bien que j'ai fini par développer de la corne. Un matin, j'ai même pu marcher sur une punaise sans gémir de douleur. Cela m'a rappeler que dans l'ancien temps et peut-être encore dans certains pays, l'homme était capable de courir dans l'herbe sans regarder où il posait le pied par peur de se faire mal.
Aujourd'hui, entre nos chaussettes douillettes et nos chaussures à talons ou à coussins d'air; entre le sol de nos appartements et l'asphalte dont nous recouvrons nos villes; nous ne sommes plus guère en contact avec le sol, le vrai, la terre, Gaïa ou quelque soit le nom que vous lui donnez... Si nous devions comptabiliser,sur une vie entière, le nombres d'heures où un homme, créature terrestre, est en contact avec la terre, nous serions sans aucun doute étonnés du résultat!
Il nous faut bien admettre que, de nos jours, l'homme occidentale n'a plus que très rarement... les pieds sur terre...

Anecdote du quotidien 3

Il est un peu près 10h30, le soleil est présent et je pense sérieusement à faire une lessive de blanc. Je décide d'écouter Rockcollection de Laurent Voulzy pendant que je cherche mon linge sale quand mon interphone sonne. Je décroche: "oui" et entends une voix de femme fluette et, il faut bien le dire, un peu niaise: "Monsieur Falconnet...Monsieur Sabin... je ne sais pas bien il y a deux noms sur l'étiquette". Je comprends que cette femme fait probablement du porte à porte puisqu'elle ne me connait que par l'étiquette de mon interphone et me prépare déjà à lui signifier que je ne souhaite rien acheter. Je réponds: "c'est monsieur Sabin". Elle enchaine directement:" Bonjour, je viens à vous en cette belle matinée ensoleillé pour partager une pensée positive. Par exemple, dans la bible, je ne sais pas si vous connaissez ce livre, il est dit que Dieu, notre seigneur, est impartial. Qu'en pensez-vous?" Je suppose immédiatement que cette personne provient de l'important centre et temple des Témoins de Jéhovah qui se trouve juste en face de chez moi. Consterné par sa question, je commence en mon esprit à concevoir une réponse qui aurait l'extrême ambition de dire à la fois ma conception de la relation entre l'homme et la religion, la foi, Dieu et les questions métaphysique sur la création de l'univers ainsi que la relation de l'homme à son propre bonheur. Mais je souhaite également une réponse qui mettrait en évidence les incohérences, les futilités et les archaïsmes de la bible afin d'ouvrir l'esprit de cette petite voix niaise à d'autres conceptions du monde et tout cela, de la manière la plus concise possible afin d'éviter une discussion interminable. Je commence alors une réponse: "je pense que...." Et là, éreinté à l'idée même de concevoir une telle réponse qui, de toute façon, ne mettra pas fin à la discussion; à l'idée de devoir débattre avec une personne dont l'esprit est probablement obtus et formaté depuis des années; je soupire et raccroche le combiné pour retourner à ma lessive de blanc et chantonner avec Laurent!
L'interphone sonnera à deux reprises sans que je ne bouge le petit doigt...

Prière de la Légion, Dîen Bîen Phù, 1954.

"Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste. Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos, ni la tranquillité, ni celle de l’âme, ni celle du corps. Je ne vous demande pas la richesse, ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement que vous ne devez plus en avoir.
Donnez-moi ce qui vous reste, donnez-moi ce que l’on vous refuse, je veux l’insécurité, je veux l’inquiétude, je veux la tourmente et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours car je n’aurai pas toujours le courage de vous les demander.
Donnez-moi ce dont personne ne veut mais donnez-moi aussi le courage car vous seul, Seigneur, donnez ce que l’on ne peut obtenir que de soit."

Anecdote du quotidien 2

Encouragé par un vent rafraichissant, par une lumière rasante annonçant l'un de ses doux crépuscules d'été, je décide de rentrer chez moi à pieds à partir du centre ville. Sur le chemin je croise une jeune femme d'une vingtaine d'années, portant un sac de fastfood. Sans être belle, on ne peut objectivement la trouver repoussante si ce n'est par l'incroyable vulgarité qu'elle dégage. Ses traits, sans être ne fins, ne peuvent être qualifiés de grossiers et si ses choix vestimentaires ne trahissaient pas un manque profond d'élégance et de goût, cette jeune femme blonde aurait pu distiller un charme certain. En lieu et place, se trouve un ersatz de Britney Spears dans ses pires dépressions.
Arrivée à ma hauteur, la Britney dauphinoise me regarde avec une intention que j'identifie alors à une quelconque demande de chemin. Ralentissant mon pas, je la regarde dans l'expectative.
Elle me dit: "Bonsoir Monsieur, j'espère sincèrement que vous allez passer une agréable soirée."
Surpris par ses paroles, je réponds béatement: "Euh...oui, je pense..." Elle réplique immédiatement: 'tant mieux alors!" Comme par réflexe je finis la discussion par un: "merci, vous aussi..." puis je continue mon chemin sur quelques pas avant de m'arrêter atterré par ce qu'il vient de se passer. Puis comme pour prouver que je n'ai pas rêvé, je me retourne pour retrouver la silhouette nonchalante de cette étrange femme blonde. Je la vois de dos continuer sa route et instant j'aperçois son pas vaciller. Une idée me traverse alors l'esprit. L'ivresse, voilà ce qui explique cet étrange comportement car bien qu'encore jeune, la jeune femme semble trop âgée pour s'amuser à se moquer des passants comme le font parfois les adolescentes avec de quelconques aguicheries. De plus, ses paroles contenaient une sincérité non feinte. Je persiste dans mon observation mais ne perçoit plus aucun signe de vacillement. Si cette rencontre avait eu lieu quelques heures plus tard, à des périodes de la soirée où les effets de l'alcool se croisent plus fréquemment, l'ivresse m'aurait semblé la seule explication. Mais le doute demeure. Une prostituée peut-être... mais avec un sac de fastfood... Se pourrait-il que je lui ai plu? Moi qui suis incapable de susciter l'intérêt des filles qui me plaisent, verrais-je ma malédiction s'étendre au point de n'être désirable qu'auprès de filles dénuées de quelques grâces?
Toujours est-il qu'alors que les questions germent en masse dans mon esprit, la silhouette vulgaire ralentit son pas. La chevelure blonde se retourne dans ma direction. Et alors que son regard croise à nouveau le mien, je sais que si je maintiens ce contact - tout comme j'avais identifié son intention de me parler la première fois - elle fera demi-tour et reviendra approfondir notre rencontre. Son bassin commence déjà à se retourner lorsque, tétanisé à l'idée de découvrir les réponses à mes questions, je me retourne violemment et poursuis mon chemin d'un pas vif afin de signifier ma volonté de ne pas poursuivre. Je m'étonne alors de ma propre réaction et cherche à comprendre cet évènement aussi futile soit-il. Étais-je effrayé à l'idée de voir mes questionnements ridiculisés par l'haleine de cette femme ou par l'annonce de ses tarifs? Étais-je effrayé à l'idée de voir mon charme n'opérer que sur des femmes de ce genre? Je ne sais pas mais tout le long du chemin qui mène jusqu'à chez moi, à plusieurs reprises je tente de trouver compréhension de ce moment jusqu'à ces mots que vous lisez.
…peut-être n'y avait-il ici qu’un sincère vœu de politesse accordé à un concitoyen...

Anecdotes du quotidien...

Dans le tram A (un ancien modèle), une jointure entre deux wagons grince énormément. Une vieille dame - élégante, coquette, vêtu avec bon goût mis à part son rouge à lèvre fuchsia, qui dans ses jeunes années avait été probablement très belle - me regarde. Ses cheveux couleur prune sont parfaitement coupés, trop parfaitement pour être autre chose qu'une perruque. Ses dents sont manifestement très saines, trop magnifiquement alignées pour être autre chose qu'un dentier. Je croise son regard à traves ses lunettes double-foyers. Elle dit: "C'est pas très rassurant.." J'esquisse un sourire( un de ceux qu'on utilise pour remplacer une réponse qui serait de toute façon sans matière). Elle baisse la tête, ses mains sont sont fermement accrochées aux barres métalliques prévues à cet effet. Puis elle tourne à nouveau son regard dans ma direction et dit d'un ton calme mais sérieux, très légèrement inquiète: "J'espère qu'on va pas faire comme l'avion..." Surpris par sa référence, je dit à voix basse et avec un sourire que je veux rassurant: "je ne crois pas Madame..." Elle descend lentement à l'arrêt suivant.

Pensée conforme?

Parce qu'en 2002, j'avais 20 ans, je voté pour la première fois de ma vie pour des élections présidentielles et je voulais accomplir ce devoir de citoyen consciencieusement. J’avais décidé de lire les programmes de tous les candidats et de ne me baser que sur cela pour faire mon choix. Je ne voulais pas me fier aux impressions livrées par les médias, à la télégénicité des candidats. Je votais pour lui.
Parce qu’à 20 ans, j’avais peur de m’affirmer, que ce candidat disposait d’une image assez mauvaise de vieux crouton, que les réactions créées par l’affirmation de vote étaient si violentes. Comme si j’avais voté pour Le Pen ou que mon choix avait participé à l’absence de Jospin au second tour. J’avais honte d’avouer que j’avais voté pour lui et préférait parfois dire avoir voté pour Mamère (pourtant, quel escroc celui-là !)
Parce qu’à l’époque, bien que conscient qu’il y avait une forme de stupidité dans l’affirmation des gros concepts de la bien-pensance (La liberté, Le racisme, La foi, L’égalité, La laïcité, L’antisémitisme) et des mélanges grotesques, des dualismes primaires que la pensée majoritaire (et les médias) en fait aujourd’hui encore. Il m’arrivait de regretter d’avoir voté pour lui.
Mais aujoud’hui, je n’ai plus peur d’affirmer mes idées quitte à me retrouver à contre courant ou seul dans mon entourage à concevoir les choses de cette façon. Je ne regrette plus rien et si c’était à refaire je ne changerais rien. Car sans en être un militant (car le concept de militant me semble voué à la stérilité en sa nature même) j’avoue partager un certains nombre de conviction avec cet homme et respecter son intégrité politique:
http://www.dailymotion.com/video/k2arvxprImyb6uXz3z
http://www.dailymotion.com/video/k5fj5qf1PYEuWpXz8E

Deleuze, une pensée inabordable?

Certes, je n'ai jamais réussi à lire en entier L'image-temps ou L'image mouvement et par ailleurs je ne suis pas sûr d'avoir compris ce que j'en ai lu. Pourtant quand Gilles (si si c'est son prénom, il en a bien un même si il est tout à fait possible de passer toutes ses études sans avoir entendu ses professeurs prononcer son prénom comme s'il était une valeur absolu, plus qu'un homme, un concept: Deleuze ) dit lors d'un entretien paru dans le n° 24 de Minuit (Mai 1977) à propos des "Nouveaux Philosophes", c'est à dire Bernard Henri Lévy (en passant j'en profite pour rappeler que le film pornographique - dont j'espère récupérer une copie pour ceux qui seraient intéressés... - réalisé par sa comédienne, chanteuse, réalisatrice et je ne sais quoi encore de femme a été diffusé le 25 octobre dernier sur Canal+ ) André Glucksmann, Alain Finkielkraut et compagnie :
« Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides (« moi, en tant que lucide et courageux, je vous dis..., moi, en tant que soldat du Christ..., moi, de la génération perdue..., nous, en tant que nous avons fait mai 68..., en tant que nous ne nous laissons plus prendre aux semblants... »). Avec ces deux procédés, ils cassent le travail. Car ça fait déjà un certain temps que, dans toutes sortes de domaines, les gens travaillent pour éviter ces dangers-là. On essaie de former des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. Et on essaie de dégager des fonctions créatrices qui ne passeraient plus par la fonction-auteur (en musique, en peinture, en audio-visuel, en cinéma, même en philosophie). Ce retour massif à un auteur ou à un sujet vide très vaniteux, et à des concepts sommaires stéréotypés, représente une force de réaction fâcheuse. C’est conforme à la réforme Haby : un sérieux allègement du "programme" de la philosophie. »
Pour ceux qui ne connaissent pas la loi Haby: http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Haby
Pour lire l'entretien en entier: http://multitudes.samizdat.net/A-propos-des-nouveaux-philosophes
Eh bien là, étrangement, je n'éprouve aucun mal à faire mienne sa pensée et j'ai même envie de dire pour finaliser et amener quelques nuances aux propos de Gillou: "Putain BHL, oublie ta coupe de cheveux de pseudo intellectuel torturé de mes deux, utilise tes 150 millions d'euros pour changer ta chemise parce qu'elle aussi tu la traine depuis les 70's et franchement c'est ridicule car t'es pas un superhéros! t'as pas besoin d'un costume pour que la plèbe puisse t'idolâtrer! Ah et oui....comment dire ça avec nuance et maturité dans le but de structurer une argumentation pertinente pour faire avancer le débat et cela, dans une perspective démocratique bien sûr.....ah oui, je sais.... T'es une merde!". J'en dirais bien plus mais j'ai peur de diriger ce débat sur des terres stériles alors puisque les mots semblent désormais impuissants, je me tourne vers les images qui, a elles seules peuvent parfois dépasser en force tous les mots des hommes (Whaou ça claque ce que je dis là!). Des images, oui et crémeuses si vous voyez ce que je veux dire ainsi que quelques mots quand même, mais pas de n'importe qui, de Monsieur Pierre Bourdieu s'il vous plait: http://www.dailymotion.com/relevance/search/entartage%2Bde%2BBHL/video/x3fitr_approximativement-bhl-sur-le-servic